Marsembre la Brumeuse

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 Les passeurs d´ombres

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MessageSujet: Les passeurs d´ombres   Mer 09 Fév 2011, 12:17


Passeurs d´ombres


La petite embarcation glisse sur l’eau en silence. La brume épaisse tout autour de vous vous enveloppe et vous masque à la vue d’éventuels gardes. Le temps semble suspendu et cela fait une éternité que vous êtes sur cette petite embarcation qui empeste le poisson. Enfin, un quai émerge de la brume et l’embarcation s’immobilise à coté d’un petit escalier avec un « bonc » sonore. Vous avez réglé d’avance les 5 lions d’or au passeur avant votre départ, et aucun mot n’a été échangé pendant la traversée, aucune question non plus sur les raisons qui vous poussent à vouloir entrer dans Marsembre de façon clandestine. Le quai, désert à cette heure de la nuit, est plongé dans l’obscurité et couvert d’une épaisse nappe de brouillard.

A peine avez-vous mis le pied sur la terre ferme, le passeur s’éloigne déjà en silence avec son embarcation. Vous laissant seul, dans Marsembre la Brumeuse.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Mar 21 Juin 2011, 19:08

C´était un peu après Laudes, le ciel était encore noir et la brume offrait le camouflage idéal pour s´introduire en ville. Débarquée d´un navire contrebandier au large, elle avait été prise en charge par un passeur à bord d´un petit caboteur. A en juger par l´odeur, ce devait être un pêcheur, mais la tentation d´arrondir ses fins de mois en introduisant clandestinement des gens à Marsembre aidant, il avait cette nuit là oublié de lancer ses filets.

D´elle, le passeur n´avait vu qu´une silhouette encapuchonnée et une main gantée lui tendant cinq lions d´or. Même s´il avait voulu la reconnaitre, il aurait probablement été bien en peine d´y parvenir. Elle l´avait payée en lion d´or du Cormyr car l´or laissait des traces, particulièrement lorsqu´il s´agissait de monnaie étrangère. C´est pour cette raison que Ombrelame avait changé toutes ses pièces de Port Ponant contre de la monnaie Cormyrienne. Elle voulais passer inaperçue ... et la monnaie de Port Ponant attirerait bien trop l´attention.

Sous sa cape, comme à son habitude, elle était déguisée. Anticipant de devoir se promener en ville, elle s´était "vêtue" à la mode cormyrienne et son aspect rappelait plus celui d´une tisserande de basse extraction que d´une aventurière. Sa chaine enroulée autour de sa taille semblait une ceinture de cuir grâce à la magie de son couvre chef. Pour tout un chacun, elle devait ressembler à l´une de ces femmes qui commencent tôt la journée de travail.

Elle avait pris une solide collation avant de quitter le navire et se sentait prête à affronter cette mission que son mentor lui avait confié.

Le passeur s´était éloigné dans la brume, la laissant seule sur le quai. Un instant, elle avait songé à l´éliminer, puis jugeant qu´il ne représentait pas une menace elle le laissa partir. Si elle n´hésitait pas à tuer, elle n´en appréciait pas pour autant la violence inutile. Et puis si les passeurs se faisaient tuer par leurs clients, il deviendrait plus difficile et plus cher de trouver des gens prêts à prendre ce risque.

L´aventurière s´enroula dans sa longue cape et rabattit sa capuche sur son visage, autant pour se protéger du froid et de l´humidité que des regards indiscrets. Elle s´engagea un peu au hasard des rues, marchant du pas pressé de celles qui se rendent tôt le matin à leur travail dans le froid. A vrai dire elle n´avait pas besoin de forcer ses talents pour cela, il faisait vraiment froid et humide ...

Elle cherchait à s´orienter dans cette ville où elle n´avait pas remis les pieds depuis plus de trois ans.


Voyons voir si j arrive à repérer la tour de ce maudit Obarskyr. Sans cette brume, elle ferait un bon point de repère.

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Ombrelame, Rowan de son vrai nom est une femme approchant la trentaine d´années. Ses cheveux noirs mi long encadrent un visage de type chlondathien relativement commun à la peau légèrement cuivrée et aux grands yeux bruns légèrement en amande. C´est un visage harmonieux qui n´est pas sans ressemblance avec celui de son père. De corpulence mince et athlétique, son corps est bien proportionné et révèle les signes d´un entrainement physique rigoureux. Vêtue simplement, une cape masque ce que Rowan pourrait porter dessous. Mais ne vous fiez pas à son apparence pour la reconnaitre car elle en change comme d´autres changent de chemises !
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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Mer 22 Juin 2011, 11:45

La nuit est encore bien noire et le brouillard est comme chez lui à Marsembre t'interdisant de voir quoi que ce soit de plus haut et de plus éloigné que le toit des bâtiments qui t'entoure. Ces bâtisses autour de toi ne ressemblent en rien à des maisons mais plutôt à un entrelacs de hangar à bateau et d'entrepôt barré de lourdes chaînes qui font des rues un petit labyrinthe malodorant.

Au froid et à l'humidité transperçant aisément les habits les plus fins s'ajoutent la puanteur d'une pourriture innommable qui semble émaner de l'endroit ou le passeur t'a débarqué. L'inconnue qui fut presque aussi discret que toi et très peu curieux de ta personne a sans doute choisie le coin le plus sordide de la ville pour te déposer avant de rapidement disparaitre dans la brume, omniprésente depuis que tu as quitté Port Ponant.

Le bruit de tes pas raisonne sur les pavés mal taillé de la ruelle que tu emprunte sans qu'aucun autre bruit ne vienne répondre en échos à ton avancé rapide. Ce quartier de la ville est encore endormit même si l'ont peut se douter que cela ne durera plus très longtemps.

Tu te fis au hasard pour guider ta marche et après plusieurs tournants tu débouche sur une artère légèrement plus grande. A quelques mètres à peine de l'intersection par laquelle tu es arrivé se trouve un pont menant probablement vers un autre ilot dont tu n'aperçois que la masse sombre et informe. La brume qui semble s'être très légèrement éclaircie marquant la fin des laudes tu aperçois de petites lumières éparse sur la droite de ce pont.

Tu n'es toujours pas certaine de l'endroit ou le passeur t'a déposé et tu sais que tu dois te rendre à l'est de la ville. Les quelques lumières que tu aperçois semble t'indiquer qu'au moins, tu es plutôt dans le bon sens.

Alors que le pont te tend les bras ton ouïe fine te signale quelque chose.


Grouille toi j'te dis…


… déconne pas put…


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Une voix étouffé se fait entendre dans la nuit, un malandrin, un travailleur, un débutant ? Impossible de savoir la brume garde encore tous ses mystères seule une voix faible mais stricte est audible.

La voix vient clairement depuis le côté du pont mais il n'est pas possible d'en savoir plus sans s'approcher.
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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Jeu 23 Juin 2011, 17:06

Des hangars, des entrepôts et cette odeur méphitique de vase en décomposition: aucun doute possible, elle était bien à Marsembre! Et à en juger par ce qui l´entourait pas dans les plus beaux quartiers de la ville. La découverte d´un pont peu après le début de son exploration conforta Ombrelame dans sa première impression:


Je dois être sur l´un des ilots de Marsembre, quelque part dans les bas quartiers peut être ...
Si Tymora me sourit, j´apercevrai peut être la lueur du phare depuis le haut du pont, çà au moins ce serait un point de repère. Sinon il me restera plus qu´a grimper sur un bâtiment et espérer que ...

Mask! Qu´est ce que ?
On dirait des débutants ...
Ça pourrait être une opportunité intéressante ... Allons voir ça de plus prés.


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Ombrelame, Rowan de son vrai nom est une femme approchant la trentaine d´années. Ses cheveux noirs mi long encadrent un visage de type chlondathien relativement commun à la peau légèrement cuivrée et aux grands yeux bruns légèrement en amande. C´est un visage harmonieux qui n´est pas sans ressemblance avec celui de son père. De corpulence mince et athlétique, son corps est bien proportionné et révèle les signes d´un entrainement physique rigoureux. Vêtue simplement, une cape masque ce que Rowan pourrait porter dessous. Mais ne vous fiez pas à son apparence pour la reconnaitre car elle en change comme d´autres changent de chemises !

Dans le langage des rues de Port Ponant, plus particulièrement celui des voleurs, un débutant désignait un voleur faisant montre de talents insuffisants. A en juger par le manque de discrétion de ces deux là, il semblait évident à la roublarde rouée qu´elle devait avoir affaire à cette sorte là de voleurs. Outre leur manque de discrétion, l´heure était bien mal choisie pour accomplir un quelconque forfait. La situation arracha un mince sourire à l´ancienne voleuse de Port Ponant. Elle aussi avait commis de telles erreurs par le passé ...

Aussi froide et silencieuse que la nuit, elle s´approcha du pont, tous ses sens en alerte. Pour le commun des mortels, elle avait disparu, seul un léger mouvement dans la brume pouvait laisser supposer que quelqu´un venait de passer.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Ven 24 Juin 2011, 07:39

La jeune roturière qui se rendait à son travail dans la froideur matinal disparut aussi mystérieusement qu'elle était apparut dans les rues de Marsembre. La ou elle se tenait quelques instants plus tôt serré dans sa cape pour combattre le froid il ne restait plus qu'une petite volute de brume aspiré par le vide laissé par sa silhouette.

La froide et compétente tueuse de Port Ponant était entrée en action et elle n'avait aucun doute sur sa capacité à n'être qu'une ombre flottant à la surface du monde dans le silence le plus absolue. Ton calme devint divin et tu n'entends plus ta propre respiration comme si ton être ne produisait plus comme seul son, que le son d'un silence absolu.

Approchant avec mille précautions du pont tu n'aperçois pas encore tes cibles, tes yeux se plissent pour distinguer quelque chose dans la brume, tes oreilles grandes ouvertes ne captent comme seul bruit que celui de l'eau qui vient frapper les piliers du pont.

L'inquiétude pointe lorsque tu fini par apercevoir la fin de l'ouvrage, et tu n'aurais pu rater personne et tu n'a rien entendu. Tu n'es pourtant plus une débutante depuis longtemps…

Dans un mouvement de tête pour vérifier tes arrières ton regard est attiré vers ce que tu cherchais un peu plus tôt. Outre les lueurs de la ville qui se font plus présentes, tu vois clairement le grand feu du phare de Marsembre. Au vue de sa position, tu en déduis immédiatement que tu es dans le quartier des docks, sur une des îles les plus au sud de la ville.

Ce qui ne résous pas le mystère de la disparition de tes débutants tu es absolument certaines des paroles que tu a entendue et de la direction de leurs provenance.
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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Dim 26 Juin 2011, 10:14

La roublarde de Port Ponant ne s´alarma guère de ne pas trouver ses débutants sur le pont. Après tout ce n´était pas surprenant. Même des débutants ne pouvaient pas être aussi bêtes et faire leurs affaires au milieu d´un pont.


Ils doivent être sous le pont, ou sur une embarcation ...

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Ombrelame, Rowan de son vrai nom est une femme approchant la trentaine d´années. Ses cheveux noirs mi long encadrent un visage de type chlondathien relativement commun à la peau légèrement cuivrée et aux grands yeux bruns légèrement en amande. C´est un visage harmonieux qui n´est pas sans ressemblance avec celui de son père. De corpulence mince et athlétique, son corps est bien proportionné et révèle les signes d´un entrainement physique rigoureux. Vêtue simplement, une cape masque ce que Rowan pourrait porter dessous. Mais ne vous fiez pas à son apparence pour la reconnaitre car elle en change comme d´autres changent de chemises !

Mais cette fois ci, elle ne bougerai pas avant d´avoir une idée plus précise de la localisation des deux voleurs. Continuant à utiliser la brume pour se dissimuler, elle vérifia si une embarcation s´éloignait d´un coté ou de l´autre du pont. Si c´était le cas, elle n´aurait d´autre option que de passer son chemin. Mais surtout, elle écouta, immobile et aussi silencieuse qu´une tombe. Elle écouterai le temps qu´il fallait, plusieurs minutes si nécessaire. La patience était une des vertus de l´assassin et Ombrelame en avait à profusion.

Ce n´est que lorsque l´aventurière aurait décelé plus précisément son couple de roublards qu´elle bougerait dans leur direction, toujours sous le couverts des ombres et de la brume.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Mar 28 Juin 2011, 18:24

Te voila arrêté presque au milieu du pont tous tes sens en éveille tes yeux perçoivent la luminosité qui augmente doucement, au loin le hurlement d'un chat puis l'aboiement d'un chien sont la preuve sonore de la lutte des animaux pour leurs pitance.

Tout d'abord tu écarte la possibilité d'une embarcation, l'eau est aussi nuisible au silence que la neige pour les traces de pas et tu n'imagine pas avoir pu rater quelque chose sur les flots. Ton regard se porte donc vers les berges et principalement celle que tu étais entrain de quitter et c'est la que sur ta droite, sur l'étroit passage sous le pont pour continuer entre les deux îles ta vision dans le noir te permet enfin de repérer ceux que tu cherchais.

Ton regard se porte tout d'abord sur une silhouette habilement dissimulé dans les ombres mais que tu a largement percé à jour.





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Une jeune femme presque une enfant au visage sombre et menaçant. En journée elle ne diffère en rien des autres jeunes filles pauvres de son âge mais lorsqu'elle travaille ses dagues et son armure de cuir ne laissent en rien douter de ses capacités. La cambriole n'a plus de mystère pour elle et elle aspire à passer à l'échelon supérieur.

Elle te tourne en partie le dos et ne t'a assurément pas détecté, sa tête vas et vient observant la suite de la berge et une bouche d'égout d'où sort un lit d'eau marron jonché de détritus.

La jeune femme transporte un paquet de grande taille enroulé dans un tissu sombre, elle en tient une partie et une autre silhouette porte l'autre. Lorsque tes yeux se fixe sur le second personnage ils rencontres presque immédiatement une paire d'yeux à la pupille noir comme l'orage. C'est un nain à la mine plus que patibulaire, son visage te fixe durant quelques secondes vous vous observez et il est évident qu'il te voit aussi bien que tu le vois. Tu distingue ses lèvres bouger mais sans entendre un seul son. Pourtant tu arrive à comprendre sans trop de peine ce qu'il dit à la jeune fille

Quelqu'un nous observe.

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Ce nain à l'armure incomplète vous jette un regard noir en serrant les dents. Il ne vous aime déjà pas et rien ne pourra arranger les choses. Il porte des épaulettes et un casque vieux et usé mais aucune autre pièce d'armure, ses vêtements sont sales et sentent le poisson mort depuis longtemps. Seule sa barbe semble entretenue comme un vestige de l'honneur des nains.

Le nain semble près à bouger aux moindres mouvements de ta part mais il est bien difficile de savoir qu'elles sont ses intentions.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Jeu 30 Juin 2011, 13:00

Avec les demi orques, les nains faisait partie des humanoïdes que la jeune femme appréciait le moins. Pas à cause de leur faciès repoussant de leurs manières de sauvage ou de leur taille, mais bien à cause de leur capacité à percer les ténèbres dont la maitresse des ombres aimait à s' entourer.

Heureusement pour lui, la tueuse était convenablement déguisé lorsque les yeux noirs du nain se fixèrent sur elle. Même s' il perçait à jour l' illusion magique qui modifiait son apparence, il ne ferait qu´apercevoir le visage grimé et encapuchonné de l'aventurière.


Par Beshaba ! Un nain ! Il faut encore que je tombe sur un nain !

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Ombrelame, Rowan de son vrai nom est une femme approchant la trentaine d´années. Ses cheveux noirs mi long encadrent un visage de type chlondathien relativement commun à la peau légèrement cuivrée et aux grands yeux bruns légèrement en amande. C´est un visage harmonieux qui n´est pas sans ressemblance avec celui de son père. De corpulence mince et athlétique, son corps est bien proportionné et révèle les signes d´un entrainement physique rigoureux. Vêtue simplement, une cape masque ce que Rowan pourrait porter dessous. Mais ne vous fiez pas à son apparence pour la reconnaitre car elle en change comme d´autres changent de chemises !

Le nain et sa comparse humaine transportaient un paquet. A en juger par la forme, il pouvait s'agir d'une personne. Certainement quelqu'un d'encore vivant, car avec le nombre de canaux et de rigoles qui sillonnaient la cité, se débarrasser d'un corps était un jeu d' enfant. Sans doute s'agissait t'il d'un enlèvement ou bien encore d'esclavagistes.

Peut être la vie de sa mère avait elle basculé de cette même manière, bien des années plus tôt. Pourtant la situation ne provoqua pas chez Ombrelame de déchainement de passion. Sa mère était morte, de sa propre main et s'il s'agissait bien d' esclavagistes, le destin de cette victime n' était en rien lié à celui de sa mère. Intervenir simplement pour sauver la victime ne présentait pas le moindre intérêt pour Ombrelame. Un tel raisonnement aurait certainement fait froid dans le dos à bien des personnes, mais c'était la façon froide et posée dont la roublarde envisageait la vie. A chacun d'être fort et de s'imposer.

Toutefois, une chose la poussait à intervenir. Elle avait désespérément besoin de contacts. S' il s'agissait d'un enlèvement, la victime avait forcement une certaine influence sociale. Une influence qu'elle pourrait certainement trouver à utiliser.

Cela faisait beaucoup de spéculations pour un bien hypothétique gain, mais si elle ne tentait rien et disparaissait dans la brume, elle ne tirerai rien de cette opportunité. Alors pourquoi la laisser passer?

La décision fut donc prise de confronter les deux roublards, non pas sur un accès de passion mais de manière calculée et délibérée. Certains auraient dégainé leur arme et fondu sur le nain et la jeune femme, pas Ombrelame. Autant que possible elle préférait éviter la violence inutile. La ruse et la manipulation parvenait souvent aux mêmes fins, à moindre risque.

Elle mit donc en œuvre un stratagème qu' elle avait déjà utilisé avec succès par le passé pour faire fuir des adversaires sans avoir à les affronter.

Toujours immobile sur le pont drapée dans la brume et l´obscurité, elle fixait le nain tout en se concentrant sur la magie de son couvre chef.

D' un geste délibérément lent elle repoussa sa capuche révélant un visage pale aux yeux injectés de sang. Sa langue passa amoureusement sur ses lèvres exsangues s'attardant sur la pointe de ses canines exagérément longues et pointues. Le bout de ses doigts s'allongea en de longues griffes tranchantes. Des mains qui empoignèrent une simple ceinture de cuir qui changea d' aspect se transformant en une fine chaine d'acier noirci aux maillons acérés.

En variant ainsi l'illusion de son déguisement, en mêlant réel et illusoire, elle espérait tromper le nain quand à sa véritable nature. Et d'expérience elle savait que peu, même parmi les plus courageux ne choisissaient pas la fuite lorsqu' ils étaient confrontés à un vampire !

Pour parachever sa mascarade, la "vampire" jeta un œil vers l' est, comme pour juger de la proximité du lever de l'astre solaire et d' une voix qui se voulait enjôleuse et ironique lança au nain et à sa comparse humaine en désignant d' un doigt griffu le paquet qu' ils transportaient.


Comme c' est gentils à vous de m'apporter une collation avant le coucher !

Maintenant filez, ou c'est vous que je saigne !


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Dans l'hypothèse ou son stratagème ne fonctionnerait pas, elle avait toutefois empoigné sa chaine et était prête à s' en servir si le nain faisait mine de l' attaquer.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Mar 05 Juil 2011, 11:12

Tu n'as pas hésité un instant à te servir de tous les avantages dont tu pouvais bénéficier et la magie de ton couvre chef exécuta tes ordres avec un zèle tout particulier. Le visage désormais blafard que tu arbore est d'un réalisme effrayant à n'en pas douter la réussite était total de ce point de vue. Tellement vraie que tes canines pointus semble déjà presque se planter dans la chaire de tes victimes pas vraiment innocente.

Le nain te fixe de ses yeux noir ou est né désormais une crainte bien compréhensible, et l'humaine c'est retourné juste à temps pour te voir sous cette forme avec la même appréhension dans le regard jusqu'à ce que tu prenne la parole.

Écoutant tes mots leurs réactions n'est pas aussi franche qu'escompté, la jeune humaine a lâché son encombrant colis et ses mains restent en suspend dans l'aire dans une attitude attentiste mais vigilante, elle jete un bref coup d'œil à l'entrée d'égout qui était visiblement leur destination.

Le nain lui aussi a lâché sa prise et il a discrètement sortit une hache de petite taille. Tu vois maintenant mieux le colis qui semble trop petit pour être un homme ou une femme, sa taille correspond plus à un halfelin ou un petit gnome.

Dans la brume blafarde comme ta peau tu entends la voix grave, sourde et dépourvue de mélodie du nain t'interpeler à son tour.

Je ne sais pas ce que tu es vraiment. Vampire ou magicien…

Mais le destinataire de ce colis n'aimerait certainement pas que son cadeau se perde en route.

Si tu veux tuer cette…

…nous devrons t'en empêcher. Si tes intentions sont différentes parle vite ou nous disparaitrons.


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Ce nain à l'armure incomplète vous jette un regard noir en serrant les dents. Il ne vous aime déjà pas et rien ne pourra arranger les choses. Il porte des épaulettes et un casque vieux et usé mais aucune autre pièce d'armure, ses vêtements sont sales et sentent le poisson mort depuis longtemps. Seule sa barbe semble entretenue comme un vestige de l'honneur des nains.

Visiblement bien qu'il ne soit pas certain que tu sois un vampire il semble sûr de ta dangerosité, ta menace a porté et les risques qu'ils t'attaquent se sont largement amenuisés. Ils n'ont cependant pas reculé et semble même près à défendre leurs colis. Quelque chose leurs fait sans doute encore plus peur que toi pour le moment.

La situation est tendu pour le couple de roublard et tu peut entendre quelques mots de ce que la jeune fille susurre à son comparse.

Ce... pas possible ..., il ... ... forcément ...
Fuit... ... attaque ? ...

...

...


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Une jeune femme presque une enfant au visage sombre et menaçant. En journée elle ne diffère en rien des autres jeunes filles pauvres de son âge mais lorsqu'elle travaille ses dagues et son armure de cuir ne laissent en rien douter de ses capacités. La cambriole n'a plus de mystère pour elle et elle aspire à passer à l'échelon supérieur.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Mar 05 Juil 2011, 23:06

Ces deux là avaient des couilles de lui tenir tête ainsi, ce qui leur attira un certain respect de la part de la tueuse. Le nain particulièrement semblait droit dans ses bottes, même si son regard trahissait la peur. Comme souvent avec les gens qui avaient peur, il parlait, espérant sans doute que ses paroles le protègeraient du danger. La jeune humaine semblait plus fragile psychologiquement comme l´indiquait les bribes de sa conversation. C´était le nain la clé. S´il fuyait ou faiblissait, l´humaine détalerait sans demander son reste, la roublarde de Port ponant en avait l´intime conviction.

Contrairement au nain, la maitresse de l´ombre connaissait la valeur du silence. Elle avait dit ce qu´elle avait à dire et ses mots avaient atteint le cœur des deux roublards, elle le lisait dans leur yeux. Maintenant, elle allait laisser le sentiment de peur et de doute les ronger de l´intérieur. Il fallait pourtant leur porter l´estocade. Et pour cela descendre par le pont était bien trop banal.


les impressionner et m´en tenir strictement à mon rôle de vampire ...
pas de paroles inutiles, juste de la menace corporelle ...

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Ombrelame, Rowan de son vrai nom est une femme approchant la trentaine d´années. Mais ne vous fiez pas à son apparence pour la reconnaitre car elle en change comme d´autres changent de chemises !

Se dirigeant vers le parapet du pont elle laissa résonner ses bottes contre le pavé. D´un bond gracile elle sauta lestement sur le parapet du pont puis, écartant les bras pour étendre sa cape derrière elle dans un geste un peu theatral, elle sauta en contrebas pour atterrir sur le quai humide. Lorsqu´elle se redressa sa chaine tournoyait lentement. Elle posa son regard sur ses victimes et découvrit grand ses canines dans un rictus inhumain. Du fond de sa gorge elle émit un son guttural rappelant un grognement animal.

Toute son attitude n´était qu´assurance, agression et délectation. Une combinaison qui, elle l´espérait, ferait fuir ses deux adversaires. Si cela échouait elle n´aurait plus qu´a les tuer. Rowan n´aimait pas l´échec et les deux voleurs risquaient de payer leur courage de leur vie.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Lun 11 Juil 2011, 19:46

Tu avance toute puissante de ton déguisement à travers la brume encore épaisse, le parapet du pont n'est qu'une formalité, tout comme les quelques mètres de la chute vers la berge humide et glissante sur laquelle tu te réceptionne avec une facilité déconcertante. Mais, alors que tu entame le mouvement de rotation de ta chaîne tu vois une hache t'arriver dessus.

L'attaque est maladroite, disons plutôt raté et l'arme ricoche sur la pile du pont plusieurs dizaines de centimètres trop haut comme si elle devait te frapper durant ta chute. Tu étais tellement sûr de ta puissance et de la peur que tu infligeais qu'une légère surprise détourne ton regard vers la hache qui gît à terre. Lorsque tes yeux se portent à nouveau sur tes deux adversaires la situation à bien changé.

Le nain après avoir lancé sa hache a attrapé son colis et le tire violemment jusqu'à la sortie d'eau usé, il est en passe de disparaitre dans le conduit mais devant toi se dresse la jeune fille que tu avais considéré comme faible. Elle a sortie deux dagues dont la lame semble aussi noir que la nuit et te regarde de ses yeux marrons d’où émane un aire de défit et de courage.

Je n'ai pas peur de toi ni de ta chaîne…et je n'ai pas plus peur de tes dents qui me semble bien peu tranchante.

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Leïla la fougueuse est une jeune femme accompli malgré son visage et son corps d'enfant. Sombre et menaçante la nuit elle ne diffère en rien des jeunes filles pauvre de la rue durant la journée. Ses dagues et son armure de cuir ne laissent en rien douter de ses capacités. Spécialiste de la cambriole elle ne refuse aucune mission et aucune morale ne vient déranger ses employeurs qui sont toujours satisfaits de sa détermination et de sa loyauté.

Cette roublarde semble finalement pleine d'audace et de courage, et malgré son jeune âge évident sa garde est haute et ses jambes bien positionné semble pouvoir lui permettre toute les acrobaties de combat. Combat qu'elle semble prête à mener, même contre une monstruosité. Cependant tu perçois tout de même de légers tremblements dans le ton de sa voix, visiblement elle te craint même si elle ne semble pas croire en ta nature vampirique.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Ven 15 Juil 2011, 13:13

La jeune roublarde semblait persuadée qu'elle allait devoir combattre et le retour en arrière d'Ombrelame fut une heureuse surprise pour elle. Rapidement tu te dissimule dans l'ombre presque total du pont et derrière la pile tu observe les agissements des deux voleurs.

Le nain a très rapidement disparut dans le semblant d'égout devant lequel il était tout en tirant le paquetage qu'il protège depuis le début.

La roublarde semble hésiter quand à la suite à donner à cette rencontre au lieu de se retourner vers son comparse elle avance de plusieurs pas, ses lames toujours sortie avec un air de défit

Ou te cache tu…

Montre-toi si tu es la !



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Leïla la fougueuse est une jeune femme accompli malgré son visage et son corps d'enfant. Sombre et menaçante la nuit elle ne diffère en rien des jeunes filles pauvre de la rue durant la journée. Ses dagues et son armure de cuir ne laissent en rien douter de ses capacités. Spécialiste de la cambriole elle ne refuse aucune mission et aucune morale ne vient déranger ses employeurs qui sont toujours satisfaits de sa détermination et de sa loyauté.

Sa voix est faible, elle chuchote presque. Consciente que le petit matin est levé et que désormais plus rien ne garantit l'impunité dans les rues. La roublarde n'est plus très loin de la pile du pont et elle jet un coup d'œil pour vérifier que le nain est bien partit.

Puis elle se tourne à nouveau dans ta direction et dandinant de la tête elle semble essayer de percer l'obscurité encore partiel de ses yeux marrons. Durant quelques instants elle semble les poser sur toi comme si elle te regardait droit dans les yeux, mais la jeune femme finie par regarder la hache de son comparse. Elle avance encore de quelques pas jusqu'à pouvoir s'en saisir, mais avant de la prendre elle élève la voix.

Mon….

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Leïla la fougueuse est une jeune femme accompli malgré son visage et son corps d'enfant. Sombre et menaçante la nuit elle ne diffère en rien des jeunes filles pauvre de la rue durant la journée. Ses dagues et son armure de cuir ne laissent en rien douter de ses capacités. Spécialiste de la cambriole elle ne refuse aucune mission et aucune morale ne vient déranger ses employeurs qui sont toujours satisfaits de sa détermination et de sa loyauté.

S'interrompant rapidement dans sa phrase le visage de la roublarde se transforme en un immense sourire et tu comprend très vite pourquoi. Tes oreilles, peut être moins affuté que les siennes perçoive après quelques instant ce que la roublarde à entendu. Les bruits de pas cadencé d'une escouade qui à n'en pas douter est d'ordre militaire, cela semble venir de l'autre côté du pont mais le bruit est en constante augmentation.

Alors que tu fais les mêmes déductions que la jeune roublarde quelques instants plus tôt elle te prend de vitesse et hurle d'une voix enfantine et suraigüe.

Par Heaume, mon dieu !

Un vampire ! A l'aide !

Au secours !


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Leïla la fougueuse est une jeune femme accompli malgré son visage et son corps d'enfant. Sombre et menaçante la nuit elle ne diffère en rien des jeunes filles pauvre de la rue durant la journée. Ses dagues et son armure de cuir ne laissent en rien douter de ses capacités. Spécialiste de la cambriole elle ne refuse aucune mission et aucune morale ne vient déranger ses employeurs qui sont toujours satisfaits de sa détermination et de sa loyauté.

Dans le même temps elle a enlevé sa ceinture d'arme et viens de la jeter dans l'eau.
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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Mer 27 Juil 2011, 20:48

La roublarde de Port Ponant devait reconnaitre que la jeune femme en plus d' avoir de la chance, avait eut l' intelligence de la saisir.

Un instant, elle envisagea une série d' actions, mais les écarta, car motivées par une frustration passagère. En plus d' être risquées, elles étaient parfaitement inutiles. La tueuse était suffisamment rouée pour savoir se retirer en bon ordre lorsqu' il n' y avait rien à gagner. Et c' était justement la situation qui se présentait.

Toujours drapée dans un voile d' obscurité, elle s'éloigna rapidement du pont, ou une escouade complète de Dragon Pourpres allait bientôt débouler à la recherche d' un vampire. Elle marchait d' un pas normal tout en passant d' une zone d' ombre à une autre. Un exercice particulièrement difficile pour un novice mais qui ne représentait pas un défi excessivement relevé pour la maitresse des ombres.

En s'éloignant, elle se concentra sur son couvre chef de déguisement, reprenant l'apparence anodine d'une simple habitante de Marsembre. Sa chaine repris sa place autours de sa taille et l' apparence d'une écharpe de tissus marron tissée dans une étoffe des plus ordinaires.

Pour la roublarde, l' incident du pont était clos, elle garda toutefois sa vigilance relevée pour vérifier qu' elle n' était pas suivie. Sa propre vitesse rendait l' hypothèse peu probable, mais elle n' avait pas survécu si longtemps en négligeant ce qui paraissait simplement "improbable".

L'incident avait toutefois eu un avantage certain pour la tueuse. Il avait mit en lumière un oubli majeur dans sa préparation. Un oubli auquel elle entendait remédier immédiatement.

Le phare lui avait donné un point de repère. Et si ses déductions étaient justes, les quartiers à terre de la ville se trouvaient de l' autre coté du pont dont elle s' éloignait. Qu' importe, ce n' étaient pas les ponts qui manquaient à Marsembre, ou encore les embarcations permettant de franchir canaux et rigoles.

Elle se fia donc à ses souvenirs de Marsembre et à sa connaissance limitée de la ville pour naviguer vers son prochain objectif : le quartier marchand et plus particulièrement une armurerie. A moins bien sur que son chemin ne croise celui d' un des fameux gondoliers de la ville, auquel cas, elle s' éviterait de se perdre et ne manquerait pas d' extirper une ou deux rumeurs locales au batelier.
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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Sam 30 Juil 2011, 20:02

Marsembre la brumeuse se dévoile petit à petit à tes yeux, le phare mais surtout les lumières de la ville crée autant de lumière que d'ombre et te facilite grandement la fuite. Les Dragons Pourpres ont mit bien trop de temps à répondre aux appelles à l'aide de ton adversaire et tu es bien loin déjà lorsqu'ils se pressent dans un vacarme de bruit métallique vers le pont et ton ancienne cachette.


Personne ne te suis, comment l'aurait il put ? Tu te déplace avec vitesse et discrétion sur la berge puis à travers plusieurs courte ruelle et ton sens de l'orientation semble se réveillé avec la nouvelle journée. La rencontre à vivifier ton esprit, ou peut être la rue que tu viens de croiser te fournit elle les quelques indications qu'il te manquait pour enfin savoir où dans la ville tu avais atterri mais tu devine désormais que tu viens de te retrouver sur le chemin de Fendrol.

Alors que tu es encore à l'intersection tapis dans les ombres tu vois clairement les habitants de la ville qui vaque à leurs occupations les plus matinales. La plupart semble se rendre quelque part sans doute aux docks à en juger par leurs habits et leur dégaine.

Suivant tes souvenir pour trouver un armurier ainsi même que ton objectif principal il te faut poursuivre vers l'ouest jusqu'à la prochaine île ou tu sais qu'en tournant vers le nord tu iras au quartier marchand alors qu'en continuant tout droit tu te rendras vers la boutique de ton contact en ville.

D'après tes estimations Prime est proche et tu pourrais arriver à l'ouverture de la boutique de Amthur Ondamus dans le quartier de la tour, à moins que l'armurier ne revête une importance supérieur.
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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Lun 31 Déc 2012, 15:36

Noir.
Mordred bouge ses paupières. Le léger filet de lumière qui pénètre à l'intérieur suffit à lui éblouir les yeux. Il les referme puis les ouvre doucement à nouveau pour s’habituer aux lueurs de la lune. Son reflet doré illumine la surface des eaux calmes faisant festoyer des milliers d’étoiles au rythme des vagues telle des danseuses de Lunargent tournoyantes autour d’un feu crépitant. La beauté de ce spectacle est magnifiée par des larmes coulant le long des joues rougies, déformant les couples d’étoiles étirant leur éclat et dessinant des formes ambigües et enlacés suivants les clignements de paupière du guerrier. D’ailleurs cette vision, loin de le réconforter, l’ampli d’une douleur sourde et muette, lui rappelant la mort de sa famille, ses pères si chers à son cœur ne verront jamais ce fabuleux spectacle et lui-même aurait préféré ne jamais le surprendre, cela aurait signifié la survie des siens. Mais la vie en a décidé autrement, le voilà embarqué à bord d’une barque de fortune l’emmenant au près d’une ville inconnue répondant au nom de Marsembre.

Il reprend sa position initiale, les coudes sur les genoux, la tête basse et les yeux clos, il attend. Bientôt le voyage touchera à sa fin et le guerrier pourra essayer de penser à autre chose. Mais combien de temps prendra le deuil de ses pères ? Trouvera-t-il de quoi survivre dans cet endroit ? Comment faire pour vivre seul ? Autant de question restant sans réponse que se pose le jeune aventurier. Il a toujours vécu entouré de ses proches, suivant les directives des plus anciens tout en ajoutant son grain de folie ce qui lui valaient souvent des reproches mais aussi des encouragements et sans aucun doute de l’expérience.
Après quelques instants écoulés il relève les épaules et aperçoit un épais brouillard au fond duquel il arrive à deviner les formes sombres et lugubres du quai se dessinant peu à peu à l’approche de l’embarcation. Puis tout s’arrête. Il se lève, récupère son attirail et se tourne une dernière fois vers l’horizon tentant, en vain, de distinguer le navire en flamme. Il s’imagine alors les eaux engloutissant les restes du navire calciné et les cris des pauvres agonisants. Il récite une courte prière à l’intention de Tempus et lui demande de veiller sur ces valeureux combattants qui n’ont jamais démérités.

Enfin il quitte la petite barque et n’adresse aucun signe au passeur, il laisse son passé derrière lui en foulant les terres de Marsembre. Il lève les yeux et déambule au hasard des ruelles sombres. Il n’a aucune envie d’attirer les regards et préfère s’accommoder d’une taverne peu remplie dans un endroit peu fréquentable plutôt qu’un endroit débordant d’habitués tous plus alcoolisés les uns que les autres. Il espère trouver le repos et le temps nécessaire à une réhabilitation sociale. Son humeur est massacrante.


Dernière édition par Mordred le Jeu 10 Jan 2013, 10:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Mer 09 Jan 2013, 22:56

Mordred de Lunargent

Tout comme toi, le passeur ne te fait aucuns signes, pour lui sa tache est accomplie, ton sort ne le regarde plus. Il repart glissant sur les flots silencieusement avant de complètement disparaitre. Reste à savoir comment et où t’orienter. Tu as beau contrôler tes émotions, ton humeur maussade est à ton désavantage. Le brouillard épais de cette nuit n’arrange rien, pour autant que tu puisses voir, seul le bout de ta chaussure te paraît net. Soucieux, il te faudra attendre l’appel de ton odorat pour comprendre qu’en plus du brouillard, une fumée aux odeurs boisées s’y est mélangée.

Tu connais bien ce fumet particulier, tu viens de quitter un navire en feu et voilà que cette fragrance te pourchasse sur la terre ferme. Raisonnablement tu sais qu’il ne s’agit pas d’odeur du large, mais bien une qui vient des environs. Tu as beau essayer, tu ne vois même pas la lueur caractéristique d’un feu, pourtant ça te pique clairement le nez et les yeux a mesure de tes pas. Les souvenirs se réveils en toi et surtout ton humeur devient aussi noire que la nuit au dessus de ta tête.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Sam 12 Jan 2013, 16:02

Impossible de distinguer quoi que ce soit dans cette brume ! C’est bien ma veine ! Saleté de nuit !

Le guerrier stoppe sa marche et fixe l’horizon sans parvenir à distinguer la moindre parcelle de terre. Il plante ses pieds au sol afin d’en laisser une trace puis effectue un demi-tour, il n’aperçoit même plus la barque filant sur l’eau, il regarde la position de ses chaussures et reprend sa position initiale suivant les empreintes. Il n’a aucune envie de changer de trajectoire et de se retrouver face à la mer. Toutefois l’épaisseur du brouillard le laisse perplexe, comment va-t-il se diriger sans connaitre les lieux ?
Soudain une légère brise venant des terres amène en son sein une odeur de fumée qui n’est pas étrangère au natif de Lunargent.

Par Tempus ! Quand tout cela cessera donc ?! Je foule à peine ces terres qu’une odeur de brûlé m’asseye déjà les narines ! Je suis maudit !

D’un pas vif et nerveux, il frotte le sol pour effacer ses traces et avance devant lui. Il n’a aucune envie de suivre ces émanations mais ne sachant pas où aller, il ne peut pas faire autrement. Au moins s’il arrive à distinguer un feu ou quelques flammes que ce soit, il pourra s’en éloigner rapidement. Il se dirige au hasard en essayant de marcher sans dévier de sa trajectoire, il s’imagine ainsi une ligne droite et avance à tâtons, bien qu’il ne soit pas certain de réussir.

Ses pensées divaguent, la ligne se transforme en empreintes et il se retrouve au milieu de la forêt en compagnie de Farlan, pistant un animal sauvage, puis ses yeux s’emplissent de larmes et la sensation de bien-être s’installe, il s’imagine en compagnie de ses pères près d’un feu de camp écoutant les paroles de récits épiques des héros de Faërun. A l’époque ses pleurs étaient mêlés de joie et de fumée, dorénavant seule l’odeur âcre et piquante de la fumée persiste alors que la joie se trouve être remplacée par le malheur et la tristesse.

Les battements de son cœur s’accélèrent, il aimerait crier son désarroi et décharger sa colère, mais il se trouve seul au milieu de nulle part sans pouvoir distinguer ne serait-ce que les deux mètres devant lui. Le brouillard s’épaissit, ses poumons se noient de plus en plus dans une odeur d’incendie qui se fait de plus en plus proche. Ne voulant point être pris au dépourvu il sort doucement une dague et la tient fermement dans sa main, il avance sur la pointe des pieds et reste concentré sur le moindre bruit. Bien qu’il n’ait aucune envie de s’occuper d’un incendie criminel ou de tout autre problème lié à un feu, la curiosité le pousse à avancer. Qui sait, peut-être pourra-t-il défouler sa rage sur un truand ?

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Sam 26 Jan 2013, 18:50

Mordred de Lunargent

Ton instinct est ton meilleur allié dans ce nouvel environnement. Tu te dirige tant bien que mal dans cette purée de pois inhospitalière, mais jusqu’ici aucun obstacle n’a entravé tes pas car au moment opportun tu en a évité le désagrément. Bientôt le pavé ne devient plus qu’un sentier de caillasse et un peu surprit ton pas se fait plus bruyant à ton corps défendant. Cherchant un appui, tu évite de justesse de faire tomber une caisse de bois à ta gauche.

Pourtant ton attention reste impressionnante car à ta droite tu entends le crépitement d’un feu. En y jetant un œil dans la direction, tu vois maintenant le feu rougeoyant dans un baril sous un porche. La fumée que tu sentais vient de là. Te voilà rassuré, car devant ce feu, une silhouette semble se réchauffer les mains, prouvant que ça n’était pas un incendie en devenir.
Derrière la silhouette, une table et deux chaises se faisant face attendent sagement qu’on s’y assoit. Vin, pain, fromage, bougies et couverts ornent également la table. Etrangement, la fumée semble ne pas entourer ni la silhouette, ni la table. Comme si une bulle faisait en sorte que les émanations n’incommodent pas la silhouette encapuchonnée.

Dans un petit rire mutin, tu peux entendre distinctement une voix féminine te dire.

Mon bon seigneur j’attendais votre venue. Venez, venez, réchauffez vous auprès de mon feu. Ne soyez pas timide.

Tu la vois continuant à se chauffer, elle ne te regarde pas et son habit ne te permet pas de distinguer son visage.
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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Mar 29 Jan 2013, 19:50

Les pas du guerrier sur le sable résonnent dans son crâne comme une douce cacophonie. Le rythme lancinant de ses foulées berce son corps endolori et meurtri par le chagrin en l’amenant peu à peu dans un rêve éveillé. Le brouillard ambiant porte admirablement le décor et Mordred laisse aisément son esprit divaguer tout en restant concentré sur ce qui l’entoure. Mais bientôt le bruit de ses pas ne sonne plus comme à l’habitude et cela suffit à le déstabiliser. Sa cheville se tord sous l’effet de surprise, il manque de peu la chute mais se reprend in extremis contre le bord d’une caisse. Il n’a pas le temps de se demander ce qu’elle fiche ici qu’il repère à l’opposé des flammes. En approchant il aperçoit une silhouette se réchauffant devant un baril.

Plusieurs questions lui viennent à l’esprit.
Tout d’abord il s’interroge sur les raisons de sa présence en ces lieux, que quiconque pourrait qualifier d’insolite. Ensuite il ne parvient pas à comprendre comment cette personne savait qu’il allait arriver dans cet endroit.
Puis il se rend compte que la fumée n’a aucun effet sur cet être encapuchonné, comme si un bouclier empêchait toute tentative du brouillard de pénétrer. Même la table semble être entourée d’une aura invisible repoussant les mauvaises odeurs.
D’ailleurs en y réfléchissant, ce brouillard apparaît de plus en plus artificiel aux yeux de guerrier, il y a certainement de la magie cachée quelque part. Tout ceci n’est qu’une mise en scène pour l’amener jusque dans ces lieux.
Mais pour quelles raisons ? Soudain il se demande si cette personne n’est pas liée à l’incendie du navire ?
Tout va très vite dans l’esprit du guerrier.
Puis contre toute attente il lance à son interlocuteur :

- Ne soyez pas étonnée si je garde mes armes en mains, mais vous vous doutez bien que je me pose des questions sur les raisons de votre présence ici, je ne sais même pas pourquoi et comment vous pouvez m’attendre puisque je ne savais pas moi-même que j’allais venir ici. Alors avant de m’assoir à votre table, j’aimerais avoir quelques explications. Et n’essayez pas d’user de la magie ou je serais forcé d’utiliser ma dague. Vous comprenez ma méfiance je suppose…

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De loin, une silhouette élancée se déplaçant avec agilité. A première vue, la jambe gauche semble tout de même souffrir d’une excroissance qui s’avère être, en approchant, une chaine cloutée qui pend à son côté. Puis vous découvrez un visage dur et fermé. Des yeux en amande couleur bleu/vert alliant la mer et la terre, de minces lèvres et un nez fin et pointu encadrés par une chevelure blonde mi-longue, tombant sur le front et les épaules. Seul petit bémol, sa bouche qui reste constamment ouverte, lui donne l’apparence peu gratifiante d’un simplet.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Dim 03 Fév 2013, 16:57

Mordred de Lunargent

Sous sa capuche, ton interlocutrice secoue la tête en signe de déception. Prenant une petit inspiration elle fini par te répondre avec douceur.

Se poser des questions est une bonne façon d’avancer dans la vie. Mais parfois, accepter d’être accueilli de manière polie peut vous permettre de vous ouvrir à de nouveaux horizons.

Tu remarque qu’en même temps, la femme arrête de se chauffer les mains. Elle fait quelques pas vers toi mais reste à distance respectable de tes armes. Puis elle ouvre les mains devant toi et ajoute.

Regardez, je n’ai que faire de vos armes, mes mains sont incapables de vous faire le moindre mal. Mais vous êtes dans votre droit. Il est vrai que mes capacités peuvent dérouter. Je comprends, je comprends.

Tu décèle un brin de fatalité dans la fin de sa phrase.
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Silhouette encapuchonnée d’une étoffe rouge.

Maintenant qu’elle est face à toi, tu peux détailler un peu plus ton hôte. Presque aussi grande que toi, la jeune fille ne doit pas dépasser les dix-huit ans. Et pourtant les mains qu’elle te montre semblent appartenir à une personne d’âge mûre. Mais en y regardant de plus prêt, elles sont surtout brulées. De son visage tu n’aperçois qu’un œil d’un vert intense, et quelque mèche noire décorant son front. Il y a comme une expression étrange sur son visage, mais tu ne peux pas en déterminer la raison.

Sans te laisser le temps de répondre, elle ajoute pour clôturer son intervention.

Ma présence est tout simple, je vis ici, voilà tout.

Elle fait volte face et retourne se chauffer les mains.
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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Mar 05 Fév 2013, 21:44

Les mots employés par la demoiselle résonnent dans l’esprit du guerrier qui ne sait plus quoi penser de la situation. Cette frêle jeune femme semble docile et amicale mais ses mains laissent penser qu’elle a connu plus de danger qu’elle ne veut bien le montrer. Elle parait seule dans cet endroit hostile et inquiétant, et pourtant une assurance se dégage de ces paroles. Elle n’a nullement l’air inquiète devant un jeune homme armé et solitaire. C’est pourquoi Mordred reste sur ses gardes et épie le moindre mouvement pouvant lui signaler la présence d’une tierce personne. De plus son visage, caché dans les ombres, ne permet pas de distinguer sa véritable nature.
Lorsqu’elle se retourne et propose son dos à la vue du guerrier, l’esprit de ce dernier s’emballe à vive allure :

Soit elle a toute confiance en moi et sait que je ne vais pas l’attaquer par derrière ou soit elle incante un sort.

Il se trouve soudain tiraillé entre l’envie de partir, la curiosité et la vigilance. Pour autant, il ne perd pas ses réflexes et bondit devant elle pour vérifier au plus vite sa deuxième option.

Je pense que vous m’avez convaincu, je veux bien m’attabler avec vous mais je vais rester vigilant. Encore une fois je vous demande de ne pas m’en vouloir mais je continue à rester sur mes gardes, je ne sais toujours pas ce que vous me voulez mais la curiosité me pique. Apres un temps. Vous pouvez aussi commencer par m’expliquer ce que vous entendez par «ouvrir de nouveaux horizons » ?

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De loin, une silhouette élancée se déplaçant avec agilité. A première vue, la jambe gauche semble tout de même souffrir d’une excroissance qui s’avère être, en approchant, une chaine cloutée qui pend à son côté. Puis vous découvrez un visage dur et fermé. Des yeux en amande couleur bleu/vert alliant la mer et la terre, de minces lèvres et un nez fin et pointu encadrés par une chevelure blonde mi-longue, tombant sur le front et les épaules. Seul petit bémol, sa bouche qui reste constamment ouverte, lui donne l’apparence peu gratifiante d’un simplet.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Ven 22 Fév 2013, 23:19

Mordred de Lunargent

Surprise par ton geste, la fille fait un grand mouvement de recule pour remettre de la distance entre vous. Tu as une impression étrange, comme si elle flottait, ses pas ne raisonnèrent même pas au sol. Tu constate qu’elle n’était pas en train d’incanter, mais sa réaction instinctive te fait prendre conscience qu’elle ne te révèle effectivement pas toutes ces capacités. Tu remarque très distinctement que la bulle qui vous entoure a vacillé quelques instants au même moment que son déplacement, mais a, à présent, reprit son aspect de départ.

Si la surprise s’était vu dans ses gestes, à aucun moment tu ne pu la lire sur les traits de son visage. Il restait confiant et sans nul doute amical. Ton intrusion menaçante dans son espace vitale, te donne un autre indice, personne n’est venu à son secours et aucuns bruits ne se firent entendre. D’ailleurs en y pensant, tu n’entends plus aucun bruit depuis que tu as pénétré dans cette bulle, tu te sens même apaisé. Elle finit par répondre sur un ton d’une neutralité inflexible.

C’est à vous de me le dire. Qu’êtes vous venu chercher ici ? A moins que vous ne cherchiez à fuir ? Mon avenir m’avait indiqué que vous viendrait à moi et comme à son habitude il ne me déçoit pas.

Gardant ses distances, elle fini par te faire une brève révérence et ajoute.

Mon nom est Solène. Vos pas, votre âme, votre destinée vous ont mené vers moi. Que puis-je faire pour vous, vous seul pouvez me le dire, mais pour ça vous devez vous détendre et ouvrir vos œillères.
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Silhouette encapuchonnée d’une étoffe rouge. Dessous une jeune fille ne dépassant pas les dix-huit ans du haut de son mètre soixante cinq. Et pourtant ses mains semblent appartenir à une personne d’âge mûre, elles sont surtout brulées. De son visage on n’aperçoit qu’un œil d’un vert intense, et quelques mèches noires décorant son front. Il y a comme une expression étrange sur son visage sans pour autant en déterminer la raison.

D’un geste elle te propose de t’assoir, sans t’attendre elle prend déjà place. Ses paroles, si énigmatiques soient-elles, ne te sont formellement pas hostile, bien au contraire, voici que pour un instant, tu goute à nouveau au doux plaisir d’être. Une odeur de jasmin a maintenant remplacée celle de fumée. Tu sens que tu dois prendre une décision. Tout comme auparavant la curiosité, la vigilance et l’envie de quitter cet endroit pourtant accueillant, se tiennent en respect dans ton fort intérieur. Les questions de Solène raisonnent encore en toi, tu étais bien loin d’imaginer qu’une telle chose puisse t’arriver dans une grande ville. Son regard soutient le tiens, elle t’attend paisible attablée.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Jeu 28 Fév 2013, 12:38

En bondissant dans la bulle le guerrier ne remarque pas tout de suite l’apaisement qui l’entoure. Sur sa lancée il est prêt à bondir sur sa proie et n’en faire qu’une bouchée si celle-ci esquisse le moindre mouvement brusque. Puis soudain sa réaction lui parait excessive, il ne pense plus aux derniers événements effroyables qu’il vient de subir et semble même serein, entouré de tout ce silence et de cette tranquillité.
Son instinct le pousse à parler mais une petite voix au plus profond de son esprit lui intime de rester sur ces gardes.
Un être capable de tel enchantement peut se révéler aussi dangereux qu’un redoutable guerrier ne le serait au premier regard.
Pourtant sa langue se délie toute seule, est-ce le fait d’être rassuré de savoir que rien n’y personne ne peut venir les déranger ou simplement la présence de cette odeur de jasmin et les paroles apaisantes, il ne sait pas, en tout cas il finit par prononcer :

Je ne cherche pas à fuir. Si je suis arrivé ici c’est bien malgré moi. Peut-être l’avez-vous vu dans votre avenir ? Ou au loin dans le rivage ?
Je me nomme Mordred. Tout ce dont j’ai besoin se résume en une phrase, un endroit pour oublier et pour me changer les idées.
En terminant ses paroles il s’avance vers la table et finit par s’assoir aux côtés de l’être énigmatique.
Que vous a-t-il d’autre votre avenir ?

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Lun 18 Mar 2013, 11:37

Mordred de Lunargent

Ton attitude rassure la jeune femme et ce soulagement se voit dans ses gestes qui devennent plus fluides et beaucoup mon hésitants. Solène prend un morceau de pain qu'elle grignote calmement, puis sa bouchée avalée elle te répond dans des paroles d'une douceurs enfantines.

Je suis enchantée de vous rencontrer chez Mordred. J'ai effectivement entendu parler des malheureux événements au large et je comprends tout à fait votre envie d'en oublier leur déroulement. Mais vous savez ce genre de choses arrivent et forge des caractères. Vous me semblez être quelqu'un d'expérience et je pense que vous pourriez mettre vos talents au services de la communauté de Marsembre.
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Silhouette encapuchonnée d’une étoffe rouge. Dessous une jeune fille ne dépassant pas les dix-huit ans du haut de son mètre soixante cinq. Et pourtant ses mains semblent appartenir à une personne d’âge mûre, elles sont surtout brulées. De son visage on n’aperçoit qu’un œil d’un vert intense, et quelques mèches noires décorant son front. Il y a comme une expression étrange sur son visage sans pour autant en déterminer la raison.


Ses paroles n'ont rien de mielleuses, la frêle femme ne fait qu'ouvrir le dialogue. Par chance son enchantement fonctionne pas trop mal sur toi, tu ressent encore des craintes, mais elles sont mineures et surtout lier à la bizarrerie de la situation plus qu'à une méfiance farouche envers ton hôtesse. Pour une fois le passeur lui avait fourni un client plus robuste et intéressant que les autres loubards qu'elle avait rencontré. Tout en mangeant une autre bouchée de pain, elle te toise semblant juger tes capacités. A coté sur la table, un foulard d'un camaïeu de vert couvre quelque chose de sphérique. La bohémienne frissonne un instant et répond à ta dernière question.

Ecoutez je ne souhaite pas influencer votre avenir en vous donnant des détails, mais sachez que vous serez amener à faire des actions peu louables pour atteindre l'idéale qui vous conviendra. Un conseil ressort de tout ceci, c'est qu'il ne faudra pas vous fermer des portes, garder l'esprit ouvert et surtout mangez ce qu'il y a devant vous, je ne pourrais pas finir ça seule.

Les derniers mots étaient plus léger pour te montrer qu'elle n'était pas ton ennemie. Devant toi, un parterre de victuailles n'attendent que toi. Un repas froid, mais proposer de bon cœur. Viande, fromage, pain, fruit en quantité modeste mais clairement pour deux.

Je dois avouer que vous m'avez surprise tout à l'heure, votre bon vers moi montre que vous avez d'excellent réflexes, peut être seriez vous la personne que je recherche pour un problème épineux qui me chagrine.
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Silhouette encapuchonnée d’une étoffe rouge. Dessous une jeune fille ne dépassant pas les dix-huit ans du haut de son mètre soixante cinq. Et pourtant ses mains semblent appartenir à une personne d’âge mûre, elles sont surtout brulées. De son visage on n’aperçoit qu’un œil d’un vert intense, et quelques mèches noires décorant son front. Il y a comme une expression étrange sur son visage sans pour autant en déterminer la raison.

Le changement de sujet est frappant et enfin tu tiens une raison un peu plus concrète sur ta présence devant Solène. Visiblement elle a une idée bien précise de ce qu'elle attends de toi. Et petit à petit votre conversation si énigmatique devient plus clair. Toi qui cherche à te changer les idées, peut être tiens-tu là un bon moyen.
Un peu inquiète elle reprends.


Enfin je ne pense pas que la condition d'une femme comme moi et de ses misères puisse vous intéresser. Mais je gage que vous avez bon fond et que vous savez montrer un attention particulière à celles et ceux qui requièrent votre aide.

Son inquiétude fait maintenant place à plus d'interrogation à mesure que la conversation se prolonge.
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Silhouette encapuchonnée d’une étoffe rouge. Dessous une jeune fille ne dépassant pas les dix-huit ans du haut de son mètre soixante cinq. Et pourtant ses mains semblent appartenir à une personne d’âge mûre, elles sont surtout brulées. De son visage on n’aperçoit qu’un œil d’un vert intense, et quelques mèches noires décorant son front. Il y a comme une expression étrange sur son visage sans pour autant en déterminer la raison.

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MessageSujet: Re: Les passeurs d´ombres   Dim 24 Mar 2013, 21:39

Assis devant la jeune Solène, le guerrier écoute attentivement les paroles lancinantes. Il se sent apaisé et n’éprouve plus aucune inquiétude à son égard. Le passeur doit certainement avoir l’habitude d’amener des personnes à cet endroit et c’est ainsi que cette jeune femme fait leur connaissance.
En plus de lui offrir l’hospitalité au sein de sa bulle, elle n’hésite pas à partager ses victuailles. Mais le guerrier n’a pas faim, l’anneau de subsistance qu’il porte à son doigt lui permet de se nourrir occasionnellement et tous les récents évènements lui ont coupé l’appétit. De plus dans son for intérieur, une partie de lui-même lui intime de rester sur ses gardes et une voix lui dit même de ne pas toucher à la nourriture.

- Je n’ai pas faim pour le moment, toutes les atrocités que j’ai vues ce soir m’ont coupé l’envie de manger. Après un temps. Mais parlez-moi un peu plus de vos problèmes. Ma tête va exploser si je continue à ressasser tous mes sombres souvenirs. Bien qu’ils soient récents je ne veux pas vivre avec toute ma vie, je dois rebondir au plus vite et ne pas m’apitoyer sur mon sort.
Il prend une pomme dans ses mains, l’a retourne dans tous les sens comme pour l’examiner et le repose dans son récipient.
- Et ne vous m’éprenez pas sur mes intentions, si j’accepte votre mission c’est uniquement pour mon bien car pour le moment je n’ai que faire des autres. J’offrirais mon aide seulement si ça en vaut la peine et si ça me rapporte quelque chose. Je suis même prêt à exécuter des actions peu louables comme vous dites, si ça rapporte beaucoup.


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De loin, une silhouette élancée se déplaçant avec agilité. A première vue, la jambe gauche semble tout de même souffrir d’une excroissance qui s’avère être, en approchant, une chaine cloutée qui pend à son côté. Puis vous découvrez un visage dur et fermé. Des yeux en amande couleur bleu/vert alliant la mer et la terre, de minces lèvres et un nez fin et pointu encadrés par une chevelure blonde mi-longue, tombant sur le front et les épaules. Seul petit bémol, sa bouche qui reste constamment ouverte, lui donne l’apparence peu gratifiante d’un simplet.

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